Hervé, vigneron en Gironde

Entretien avec Hervé, vigneron en Gironde. Hervé nous parle de son domaine : Château Macay.

Bonjour Hervé, pourriez-vous décrire en quelques mots votre activité ?

J’ai repris le domaine Château Macay début 2012. Nous avons une trentaine d’hectares que nous exploitons de manière traditionnelle.

Que faisiez-vous avant de reprendre le domaine ? Qu’est-ce qui vous a poussé à changer de parcours ?

J’étais responsable commercial pour un industriel en région parisienne. J’avais la cinquantaine passée et j’avais envie d’un projet différent pour ma fin de carrière.

Connaissiez-vous le métier de vigneron avant de vous lancer ?

C’est un métier que je connaissais un peu de loin. J’ai suivi des cours d’œnologie en région parisienne. Le vin m’intéressait. Nous avons cherché avec mon épouse un domaine autour de Bordeaux, car cela nous donnait plus de certitudes en termes de prix et de débouché marché.

Combien de personnes travaillent aujourd’hui sur le domaine ?

Nous sommes cinq personnes à travailler dans l’exploitation. Quatre salariés et moi-même. Nous avons un œnologue/maître de chai et trois ouvriers agricoles.

Mon épouse a, elle, conservé son métier. Elle a pu obtenir une mutation.

Qu’est-ce qu’une journée type pour vous ?

Une journée type pour moi c’est tout ce qui est mail, préparation de commandes, préparation de salons, ou de prise de rendez-vous.

J’ai en réalité deux activités, je suis aussi négociant. J’ai créé une structure de négoce qui me prend de plus en plus de temps. Nous sommes négociants vinificateurs. Nous achetons des raisins à des viticulteurs puis les vinifions chez nous pour les vendre sous notre marque de négoce. La société de négoce s’appelle SAS Macay. Cette structure de négoce vend plusieurs marques (Les Forges de Macay, Les Hauts de Macay…).

Nous commercialisons essentiellement nos vins par vente directe. Nous allons également sur des salons pour obtenir des contacts à l’étranger et vendre à l’export.

D’où vient le nom Macay ?

Le lieu-dit où se trouve le domaine s’appelle Macail. C’est du gaélique. C’était d’origine écossaise. A l’époque de la guerre de Cent Ans, les Écossais était présents dans la région en tant que mercenaires des rois de France. Les propriétaires du domaine au 19ème siècle ont anglicisé le nom et mis un « y » pour rappeler le nom du clan écossais des Mac Kay

Combien de vins commercialisez-vous ?

Nous avons aujourd’hui une gamme de deux blancs et de quatre rouges.

Quels cépages utilisez-vous pour vos vins ?

Nos vins sont produits à partir de 60% au Merlot, 15% de Cabernet Sauvignon, 15% Cabernet Franc et le reste de Malbec.

Avez-vous rencontré des difficultés en vous installant ?

Nous n’avons pas forcément rencontré de difficultés au départ. C’est surtout après que des difficultés sont survenues. Le démarrage s’est fait assez simplement. Nous avons ensuite été rattrapés par la réalité. Nous avons fait une récolte moyenne en 2012 et perdu 50% de la récolte en 2013 (il y avait beaucoup trop d’eau pendant la floraison). Les récoltes suivantes ont également été en dent de scie. En 2017, il a gelé. Tous la région de Bordeaux a perdu 40% de sa production l’an passé.

Quelles sont les spécificités de votre localisation sur les côtes de Bourg ?

Les Côtes de bourg sont une petite appellation mais qui est très intéressante parce que l’on a une multitude de terroirs et de cépages. Cela permet de faire des assemblages différents pour  des cuvées originales. Je ne vends pas tant que ça l’appellation Côte de Bourg. Habituellement les vins des Côtes de Bourg sont produits avec plus de 80% de Merlot. Nous, nous réalisons plutôt des assemblages qui donnent davantage d’identité à nos vins, comme par exemple la Maison Brulée un 100% Malbec ou L’ORIGINAL de Château Macay avec 60 % de Cabernet Sauvignon et Franc.

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