VitaVerDura

Echange avec Anaïs, fondatrice de la branche française de VitaVerDura, un service de livraison de produits locaux à domicile ou au travail. Anaïs explique l’activité de la société ainsi que son parcours.

Bonjour Anaïs, pourriez-vous décrire l’activité de VitaVerDura (objectifs, mode de fonctionnement) ?

VitaVerDura livre des produits locaux à domicile ou sur le lieu de travail. Les clients commandent sur notre site toulouse.vitaverdura.fr, ils peuvent choisir un panier pré-composé avec les produits de saison (qu’ils peuvent également modifier) ou alors commander à la carte les produits qu’ils souhaitent.

Le dimanche soir nous envoyons les différentes commandes aux producteurs afin qu’ils nous préparent les produits chaque jour de la semaine à venir.

Chaque matin nous partons en tournées chez les producteurs pour récupérer les produits commandés puis nous revenons au local pour composer les différentes commandes pour finalement partir en livraison les après-midis.

Vous avez en réalité créé une franchise de Vitaverdura (un modèle né en Suisse) à Toulouse. Qu’est-ce qui vous a poussé à vouloir reproduire ce modèle ?

J’ai travaillé chez VitaVerDura Suisse pendant 1 an et demi en tant que responsable de production et le concept m’a vraiment plu.

Participer au développement d’une alimentation locale et de qualité est pour moi très intéressant car je pense que nous devons aujourd’hui modifier nos comportements et nous tourner vers plus de durabilité.

De plus, VitaVerDura permet aussi de la flexibilité au client qui n’est pas obligé de s’engager ou de recevoir un panier pré-composé qu’il ne peut pas modifier. VitaVerDura permet donc de simplifier un accès à des produits locaux de qualité.

Quel a été votre parcours professionnel auparavant ?

J’ai un Master en sciences sociales appliquées à l’alimentation, ce sujet m’a toujours intéressée. J’ai effectué mon stage de fin d’études au centre de recherche de l’Institut Paul Bocuse à Lyon où je travaillais sur l’observatoire international des pratiques culinaires et des repas. Cela m’a permis d’étudier de multiples facettes des comportements.

Après mon master, j’ai quitté Toulouse et je suis partie travailler en Suisse chez VitaVerDura.

Vous avez lancé une campagne de financement participatif sur MiiMOSA. Pourriez-vous décrire votre projet en quelques mots ?

Le financement de VitaVerDura Toulouse est estimé à 35 000€. J’ai déjà investi une partie et ai obtenu un prêt bancaire.

La campagne de financement participera donc au financement d’une camionnette de livraison frigorifique ainsi qu’au financement du stock de départ de produits d’épicerie stockés directement au local pour éviter de faire des kilomètres chaque semaine pour aller chercher de petites quantités de produits.

Un premier pallier a donc été établi à 6000 € qui, si nous l’atteignons participera au financement de la camionnette et les fonds supplémentaires récoltés serviront à la constitution du stock.

Qu’aimez-vous dans votre métier ? A l’inverse, y a-t-il des choses que vous aimez moins ?

Lorsque je vais livrer un client, j’aime qu’il me dise que les produits que nous vendons sont bons. Le fait de travailler avec des produits locaux permet de garantir une grande fraîcheur aux produits, les fruits et légumes sont récoltés la veille ou le jour même et à maturité, et cela change tout au goût !

J’aime aussi le fait, comme je le disais plus haut, de participer au développement d’une alimentation plus durable et travailler avec des producteurs qui aiment ce qu’ils font.

Des choses que j’aime moins…rien ne me vient à l’esprit !

Pour conclure, y a-t-il un dernier sujet que vous souhaiteriez aborder et qui vous caractérise vous ou votre activité ?

Peut-être juste rappeler que les producteurs sont à la base de notre alimentation et que chez VitaVerDura nous mettons un point d’honneur à valoriser leur travail car sans eux, nous ne serions rien.

Durant des années, nous avons cherché à produire plus et plus vite et des produits qui durent plus longtemps et la qualité des produits en a pâtie.

De même que les grandes surfaces ont au fil du temps imposé leurs standards et leurs prix en étouffant les producteurs.

Aujourd’hui, il est temps de revoir nos modes de consommation et de nous tourner vers des produits de qualité et pour cela, il  nous faut des producteurs et donc ne pas bafouer leur travail en bradant le prix de leurs produits.

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