Le Jardin de Maé

Entretien avec Murielle, installée depuis début 2018 sur le Jardin de Maé. Murielle raconte son parcours et son activité.

Bonjour Murielle, vous n’avez pas toujours été agricultrice. Quel est votre parcours ? Pourquoi cela a-t-il été si difficile de vous réaliser votre rêve ?

Fille d’agriculteurs maraîchers, j’ai toujours eu cet amour du monde agricole. D’ailleurs mon parcours de formation initiale et professionnel gravitent autour de ce monde.

Suite à l’obtention d’un BTSA et d’une licence en agronomie à NANCY, je suis rentré en Martinique avec la ferme intention de m’installer. Cependant, je me suis finalement orientée vers l’enseignement agricole dans le CFA Agricole de la Martinique.

J’ai rencontré de nombreuses embûches à l’installation, lorsqu’il ne s’agissait pas de problèmes de recherches de foncier, il s’agissait de contraintes liées au PLU ou de texte de loi.

La dernière déconvenue a été le refus du Ministère de l’Agriculture de m’octroyer la DJA, une dotation attribuée aux jeunes agriculteurs.

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Crédits Photos : Le Jardin de Maé

Vous êtes maintenant installé et avez créé « Les Jardins de Maé » ? Pourriez-vous parler en quelques mots de votre ferme ? Où en êtes-vous de votre installation ?

Depuis le 01/03/2018, je suis installée sur 3 hectares sur un terrain en zone péri-urbaine à Montbéliard. Les premières buttes de cultures ont donné un bon rendement d’oignons, de carottes, de courgettes, de radis, de betteraves rouges et de laitues.

J’y pratique une agriculture douce, permanente. Pas de labour, pas de bouleversement de la vie du sol.

C’est un travail du sol qui est lent mais qui nous protège tous. Pour cela, différentes couches de matières constituent les buttes (couches carbonées, organiques, minérales). Ces dernières permettent au petit monde qui vit sous nos pieds, de travailler ce sol en dégradant ces matières et ameublissant le sol, tout en l’améliorant.

Au niveau des bâtiments d’exploitation, on retrouve deux tunnels maraîchers, une serre et un chalet de vente.

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Crédits Photos : Le Jardin de Maé

Vous avez été soutenu dans votre projet par le collectif « Du champ à l’assiette ». Pourriez-vous présenter cette association ? Comment vous ont-ils soutenu ?

Le Collectif du Champ à l’Assiette en lien avec les Incroyables Comestibles m’ont apporté et m’apporte encore un grand soutien. Certains membres m’apportent leur aide au Jardin de Maé (désherbage, montage des tunnels,…).

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Crédits photos : Le Jardin de Maé

Vous avez aujourd’hui lancé une campagne de financement participatif. Quel est votre projet ?

Mes finances étant assez limitées et certains investissements restent nécessaire. Tel que l’eau!

Je suis frileuse des banques et même si ce n’était pas le cas, ce sont elles qui restent frileuses. Le financement participatif reste donc une bonne alternative pour faire avancer les choses. De plus, c’est un bon moyen de communication.

Y a-t-il un dernier sujet que vous souhaiteriez aborder et qui caractérise votre projet ou votre exploitation ?

Je souhaiterai atteindre une bonne partie de mes objectifs d’ici la fin de saison maraîchère prochaine. Je suis tout de même très ravie que mon projet enchante les habitants autour de moi, voire plus loin. Cela montre, qu’il y a une réelle implication de la population pour bien manger tout en respectant son environnement.

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Crédits photos : Le Jardin de Maé

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