La Ferme Le Beller

Entretien avec La ferme Le Beller, Bubry, Morbihan, France

Pourriez-vous décrire en quelques mots la Ferme le Beller ?

Notre ferme a été créée en 1998 et en famille. Nous souhaitions alors nous « soustraire » au maximum de toutes interférences avec des intermédiaires et devenir le plus indépendant possible. Cela devait donc passer en premier lieu par la vente directe de nos volailles. Nous avons donc réorienté nos bâtiments existants (élevage de lapins pour les deux familles) en cellules d’élevage pour volailles fermières.

Le choix a été de s’orienter vers une structure soucieuse de son environnement. Cela sans passer par la voie Bio, mais en privilégiant des solutions d’alimentations naturelles sans OGM et avec l’aide d’huiles essentielles. La mini révolution, à l’époque, a été de construire un abattoir à la ferme, de taille humaine et surtout aux normes européennes. Ceci pour nous assurer de la marge quant à notre évolution professionnelle. Cette structure d’abattage, nous offrait également, la possibilité de transformer notre propre charcuterie (à base de viande de volailles et de lapins). De cette façon nous pouvons augmenter nos marges bénéficiaires.

Après les départs successifs de mes beaux-parents pour une retraite bien méritée, notre fils aîné, Erwan nous a rejoint en tant qu’associé. Ce « sang neuf » nous a permis :

  • De devenir auto-suffisant sur les céréales, qui rentrent dans la fabrication de nos aliments. Effectivement, depuis 1998, nous disposons d’une centrale de fabrique d’aliment à la ferme.
  • De construire (auto-construction) un bâtiment, flambant neuf avec distribution automatique de l’alimentation.
  • De créer une structure pour poussins d’un jour.

Combien êtes-vous à travailler sur l’exploitation ? Pourriez-vous décrire la répartition des tâches à la ferme ?

A l’arrivée de notre fils, nous avons répartis le travail en trois grands pôles.

  • Erwan gère l’élevage des animaux et les cultures. Il occupe également le poste d’étourdissement des animaux pendant l’abattage (après obtention d’un examen d’état)
  • Jean-pierre est présent à un des deux abattages hebdomadaires. Sa tâche principale est la vente sur les marchés de notre région. Il en fait quatre par semaine (jusqu’à cinq en été).
  • Sandrine est présente à un abattage par semaine. Elle s’occupe des ventes sur les quatre marchés en début de semaine et est responsable de la fabrication de notre charcuterie et des plats préparés
  • Deux salariées à temps partiel nous aident lors des abattages et pour la fabrication des produits. A cela se rajoute :

– les cultures et les récoltes

– la gestion du personnel

– le quotidien d’après marché (vaisselle, entretien)

Pourriez-vous décrire une journée type au sein de votre élevage ?

Il n’existe pas réellement de journée, ni de semaine type, car chacun vaque à ses tâches. Elevage, vente sur les marchés, transformations. Toutefois, nous avons quelques impératifs d’organisation du travail :

  • lundi : abattage, marché
  • mardi : élevage, désossage des animaux en vue de leur transformation
  • mercredi : élevage, marché
  • jeudi : abattage, désossage, marché
  • vendredi : transformation, marchés
  • samedi : marchés
  • dimanche : marché

Quel sont vos principaux produits ? Comment commercialisez-vous vos produits ?

Toutes nos volailles élevées sur la ferme sont vendues

  • entières,
  • en découpe,
  • transformées en charcuterie (pâté, rillette, paupiettes etc.)

volailles_ferme_le_beller

Notre force se trouve dans la composition de nos recettes.

La viande principale, poulet ou lapin, rentre pour près des deux tiers dans les créations. Aucun additif, de conservateur et exhausteur de goût n’est présent dans nos produits. Le but est de limiter, au maximum, tout élément allergène. Nous proposons donc une gamme de produits, simples mais avec un goût naturel. Depuis 2015 nous avons augmenté notre gamme, en proposant des verrines de rillettes et de pâté. Depuis deux ans nous offrons aussi des plats cuisinés.

La viande de porc utilisée provient de Bretagne car nous privilégions avant tout les produits d’origine Bretonne.

Qu’aimez-vous dans votre métier ? Y a-t-il un dernier sujet que vous souhaiteriez aborder pour conclure ?

Nous passons également un temps, non négligeable sur les routes, pour se rendre sur nos marchés.  Les journées sont bien remplies, encore plus en été. Gérer du grain de blé à l’assiette a un revers, à savoir, avoir une disponibilité totale pour sa profession.

Cette indépendance, à tous les niveaux, est un luxe dont nous sommes conscients dans le monde agricole d’aujourd’hui.

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