DriAger, spécialisé dans l’agriculture de conservation.

Entretien avec Fabien DRIAT, gérant de la SARL DriAger.

– Bonjour Fabien, pourriez-vous décrire en quelques mots votre entreprise DriAger ?

La sarl a été créée en 2006 en parallèle d’une exploitation familiale, toutes les activités peuvent être réalisées du semis à la récolte, avec des clients en prestation intégrale et d’autres uniquement d’implantation. Notre expérience, depuis 20 ans en semis direct et techniques d’agriculture de conservation (AC), en générale nous a amené à développer d’années en années les surfaces, semis de couvert, céréales, fourragères, maïs, CIVE, j’ai même semé une fois de l’acacia !!! En 2019, c’est environ 1300ha de réalisés et cette année nous avons déjà dépasser les 600 ha depuis la moisson.

Pourquoi Driager ? C’est la compression du nom de famille Driat et de Ager qui est la racine latine de « agri », pour l’histoire l’ager publicus fut la première forme d’agriculture moderne chez les romains qui était la parcelle (ager) publique, laissée au peuple pour produire leurs propres denrées.

Ma volonté première est de faire développer les pratiques d’AC qui sont à mon sens la voie évidente pour rester demain agriculteur et répondre en même aux besoins sociétaux. Aussi mon rôle est d’accompagner mes clients tant avec mes machines bien plus performantes mais couteuses et aussi avec mes conseils issus de mes expérimentations. En principe le gain de productivité couplé aux économies d’intrants, permettent de couvrir une part de la prestation.

– Pouvez-vous nous parler de vos nombreuses activités au sein de votre entreprise ? 

Je peux intervenir sur toutes les étapes du semis à la récolte, j’ai également un agrément pour l’application de produit phyto en prestation, mais le semis représente les ¾ de l’activité.

– Que pensez-vous de l’application des technologies à l’agriculture ? Comment envisagez-vous le futur si les technologies participeraient de manière plus importante dans votre travail ?

Je me suis équipé très tôt en agriculture de précision, avec en 2001 un capteur de rendement couplé GPS pour faire de la cartographie, ce qui a clairement identifié les problèmes agronomiques ce qui m’a amené à remettre en cause mon système de l’époque et m’orienter vers l’AC. Aussi cet outil m’a permis de valider ou non mes changements de pratiques.

Le guidage GPS est arrivé en 2004 et en 2010 je passais les tracteurs en autoguidage RTK.

La technologie permet évidemment d’amener non seulement du confort mais surtout de la performance, de l’économie de temps et de croisement de produit par exemple. Mais attention l’assistance ne doit pas amener à l’assistanat et remplacer l’homme, l’agriculteur doit rester le seul maître de décision tout en s’équipant d’outil assistance. La fonction première de l’outil est le prolongement de la main de l’homme, ne l’oublions pas.

– Après la moisson, que deviennent vos récoltes ? 

Les céréales sont stockées, le reste livré à la moisson, je suis coopérateur à 100% (Vivescia) et vends mes récoltes au prix moyen, il se trouve que je suis meilleur agronome que commerçant !!!

– Avez-vous toujours travaillé dans l’agriculture ? Qu’est-ce que vous préférez dans votre métier ? 

Je me suis installé dès que j’ai pu en 2000, j’ai un métier et non travail qui malgré tout nécessite beaucoup de travail, mais d’une grande diversité de tâches et de compétences changeant au rythme des saisons.

– Y a-t-il-un dernier sujet que vous souhaiteriez aborder ? Quelques mots pour conclure ?

Nos exploitations sont des entreprises qui répondent aux mêmes exigences que les autres, avec les contraintes de climat et de saisonnalité en plus, ce qui n’est pas rien !!! Le temps où « c’est celui qui a fait le moins d’études qui reprend la ferme » est bien loin, je travaille actuellement sur les pratiques des 5 à 10 ans à venir, tout comme je l’ai fait pour l’AC. L’anticipation, se donner des objectifs, est primordiale, même si l’on n’arrive rarement au but que l’on s’était fixé. Cependant celui atteint ne l’aurait jamais été sans une prévision et demeure souvent meilleur que l’idée du départ …

Retrouvez davantage d’informations sur le site de DriAger.

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