Mellisphère, le monde des abeilles

Entretien avec Mathieu Dubois

– Bonjour Mathieu, pourriez-vous décrire en quelques mots votre entreprise « Mellisphère » ? (Pourquoi avoir choisi cet appellatif ? Quelles sont l’histoire et les valeurs de votre entreprise ?)

Le nom de mon entreprise est une évocation du miel, de la mélisse ( autrement symbolique pour l’abeille ) et de la sphère (la terre) car tout est lié, le sol, les plantes, les animaux, l’homme et le climat. C’est un tout.

Mellisphére est né en 2009, j’avais quelques ruches auparavant, puis après plusieurs stages  et après avoir  suivi le parcours à l’ installation officiel je me suis installé agriculteur (apiculteur) à titre principal. Mellisphère c’était une exploitation apicole de 250 ruches transhumantes entre garrigue, montagne, forêt de châtaigniers, d’acacia et bien sur lavande spécialisé dans le miel crémeux.

Les aléas de la vie font qu’ en 2017 j’ai cessé mon activité … j’ai eu besoin de tout arrêter et d’ouvrir d’autres horizons mais la passion des abeilles est toujours là et au printemps j’ai repris 25 colonies. Un plaisir d’ouvrir une ruche.  La période de confinement m’a mis en évidence mon plaisir et le besoin d’être relié à la nature. Du coup je redémarre une activité apicole mais un peu différemment. 

– Pourriez-vous nous en dire plus sur votre campagne de financement participatif ? Comment est-il possible de participer et de soutenir Mellisphère ? 

La campagne c’est un coup de pouce afin de remonter mon cheptel (ruche et colonies). Un starter pour le redémarrage car j’ai tout à reconstruire. L’idée est de faire un don financier et en contrepartie vous recevrez des produits gourmands élaborés par moi et ma compagne. 

Pour participer le plus simple et de vous rendre sur la plateforme miimosa :

Quelles sont les différentes étapes à atteindre dans votre projet ?

Dans l’idéal j’ aimerai pouvoir atteindre 50 ruches supplémentaires en 2021 ce qui me fera un cheptel de 75 colonies . Une bonne base pour développer mes futurs projets.

-Avez-vous toujours travaillé en tant qu’apiculteur ?

Non, j’étais plus orienté dans le monde des plantes, avec un Bta de pépiniériste, j’ai travaillé ensuite dans un conservatoire botanique , puis en maraîchage avec traction animal, j’ai toujours fait mon potager et ramassé des plantes médicinal et comestible. Mais cela fait maintenant 17 ans que j’ai des ruches.

Ainsi c’est les plantes qui m’ont menée vers les abeilles.

– Qu’est-ce que vous préférez dans votre métier ? 

Ce qui me plaît le plus  dans l’ apiculture c’est  tout d’abord la magie d’ouvrir une ruche, c’est toujours étonnant et cela demande d’être dans l’instant présent pour « lire » ce qui se passe dedans. C’est aussi ce lien à l’environnement, une ruche c’est des milliers d’indicateurs qui prospectent  l‘environnement  et qui réagissent à celui-ci. On s’aperçoit rapidement qu’on ne maîtrise rien, on  les accompagne pour qu’elles soient dans de bonne conditions. Cela oblige aussi à observer les cycles saisonniers, la diversité environnante. Cela amène à avoir un regard plus  humble sur le reste du vivant qui nous entoure, et si ce n’est comprendre, au moins sentir que tout est lié. Cela pose la question de comment l’homme interagit avec l’environnement, sujet d’actualité face au changement climatique.   

Quels sont vos objectifs pour l’avenir ?

A termes, j’aimerai constituer un cheptel d’une centaine de ruches et développer une partie PAM (plantes aromatiques et médicinales) ce que j’ai commencé à tester cette année.

Le développement d’actions pédagogiques et les actions de transmission sont  essentiels pour moi, les abeilles sont un support pour aborder les problèmes environnementaux auxquels nous faisons face, mais aussi notre rapport à la nature et à notre nature. Je compte mettre en place des interventions pour sensibiliser sur ces problématiques mais aussi proposer des formations et accompagnement pour les personnes souhaitant avoir des ruches.

L’Idée est de travailler en collaboration avec un collègue apiculteur pour le volet technique  et pour se soutenir mais aussi avec ma compagne Nathalie Thieblemont ( diététicienne et psycho nutritionniste ) pour le coté  rapport à soi et au monde où les abeilles ont beaucoup à nous enseigner . 

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