Récolte 2022: Tout ce qu’il faut savoir

Les récoltes agricoles sont une part importante de l’économie de nombreux pays à travers le monde. La récolte 2022 a été affectée par plusieurs facteurs, tels que les changements climatiques, les conditions météorologiques difficiles, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et surtout la guerre en Ukraine. Ces facteurs ont eu un impact sur la quantité et la qualité des récoltes, ce qui a eu des conséquences sur les prix des produits alimentaires et la sécurité alimentaire dans de nombreuses régions. Les gouvernements et les agriculteurs ont dû s’adapter pour faire face à ces défis et assurer la continuité des approvisionnements alimentaires en cette année difficile.

Les moissons 2022

L’année 2022 a été marquée par des aléas climatiques et des tensions politiques. Les moissons 2022 et les rendements de certaines cultures en ont été très affectés. Bien que certaines récoltes nous ont réservé des surprises, l’ensemble des rendements restent en deçà des prévisions, fragilisant l’agriculture française. De ce fait, les moissonneuses batteuses n’ont pas battu à plein régime pendant la moisson.

 Céréales

  • Blé (dur et tendre): Que ce soit pour le blé tendre ou dur, les moissons 2022 sont contrastées. Effectivement, malgré une très bonne qualité du blé, les rendements restent assez faibles. On recense près de 35 Mt sur l’ensemble du territoire français avec de grosses disparités entre les régions. Ainsi, pour le blé tendre, il y a eu un recul de 3% de rendement. Mais c’est pour le blé dur que cela se complique avec une baisse de 13% (selon le service de la Statistique et de la Prospective (SSP) du Ministère de l’Agriculture). Néanmoins, la qualité du blé est au rendez-vous. En moyenne, le blé tendre comporte 11% de teneur en protéines et 14% pour le blé dur.
  • Maïs: Avec une récolte 2022 anormalement précoce, le maïs a offert des rendements plus que insuffisants. Nous parlons de cette récolte 2022 comme la pire jamais vue depuis plus de 2 décennies. Faisant face à des conditions climatiques extrêmes pendant l’été, les rendements ont été seulement de 60 Mt contre 70 l’année passée. De plus, moins de la moitié des parcelles de maïs ont été considérées comme “en bon état” contre plus de 90% l’année passée. Cela montre donc l’effet colossal du climat dans les récoltes que vous pourrez retrouver plus bas dans l’article.
  • Orge (hiver et printemps): Malgré des rendements altérés comme pour les autres céréales. La récolte 2022 de l’orge a néanmoins réussi à répondre aux attentes du marché. Avec plus de 10 Mt cumulées, ces 2 marchés ont réalisé une production correspondant à la moyenne annuelle. Cependant, l’orge de printemps présente une baisse significative de rendements malgré une très bonne qualité brassicole.
  • Colza: C’est la grande surprise de l’année ! Le colza a réalisé des rendements records. De plus, la qualité est au rendez-vous avec une très bonne teneur en huile. Effectivement, le colza a produit à échelle nationale, 4.3Mt, ce qui est bien plus qu’espéré. Pour finir avec une autre bonne nouvelle, le colza a eu un très bon taux de 44,5% en teneur d’huile. Ce qui est plus que la moyenne annuelle de ces dernières années.

Grandes cultures légumières

  • Pommes de terre: Nous parlons d’une récolte 2022 dramatique et qui est même considérée comme une des pires depuis plus de 25 ans. Les fortes chaleurs ont empêché la croissance des tubercules. De ce fait, l’arrachage des pommes de terres recensent près d’un quart de pertes. Effectivement, la production à eu un recul de 20% par rapport aux moyennes annuelles. Une pénurie de pommes de terre pourrait donc être à prévoir selon quelques experts.
  • Carottes: Contrairement à la pomme de terre, la carotte présente des résultats impressionnants. Il est vrai que les rendements sont nettement supérieurs à ce que nous avions plusieurs années auparavant. Cependant, sur ce marché, l’offre et la demande sont en croissance. Ce qui paraît comme une bonne nouvelle, ne l’est pas forcément. Car cette forte affluence entraîne la chute des prix de commercialisation et affecte le résultat économique général. 
  • Oignon: La récolte 2022 de l’oignon n’est pas à la hauteur des attentes. Et nous parlons même de saison catastrophique. Effectivement, les rendements sont en déclin de 20% par rapport à l’année passée. Les conditions météorologiques de 2022 ont entraîné une production d’oignons de petit calibre. Concernant la production de semences, les conséquences climatiques ont une mauvaise germination. La floraison a également été impactée laissant place à de faibles rendements.
  • Betteraves: L’arrachage de betteraves n’a jamais été fait aussi tôt dans l’année. Contrainte de s’adapter aux aléas climatiques, la récolte a commencé début septembre. Selon des estimations, 33.3Mt devraient être arrachés à la fin de l’année. Ce chiffre signifie une baisse de 3% par rapport à l’année précédente. Mais en vue de l’année catastrophique qu’est 2022, la betterave a réussi à tirer l’épingle du jeu.

Lisez également notre article sur le maraîchage responsable.

La récolte 2022 : une année forte en rebondissement 

Les aléas climatiques de la récolte 2022

Les changements climatiques représentent un défi important pour les productions agricoles et maraîchères. Le réchauffement global entraîne des variations des températures et des précipitations, ce qui peut affecter la croissance des plantes et la qualité des récoltes. Les vagues de chaleur extrême endommagent les cultures, tandis que les inondations détruisent les champs et les infrastructures. 

Les sécheresses prolongées entraînent également une baisse des rendements et des pénuries d’eau pour l’irrigation. Ces conditions difficiles ont un impact significatif sur les productions entraînant des fluctuations de prix qui se répercutent sur les agriculteurs et les consommateurs. Il est important que les gouvernements et les agriculteurs travaillent ensemble pour mettre en place des solutions pour atténuer les effets des changements climatiques sur les cultures agricoles.

Contexte de marché délicat

La guerre en Ukraine a eu un impact significatif sur l’agriculture dans le pays, ainsi qu’en Europe. Les conflits ont perturbé les activités agricoles dans une grande partie du pays, entraînant une baisse de la production agricole. La destruction des infrastructures et des équipements agricoles a également contribué à cette baisse de la production.

Cela a également entraîné des déplacements de population massifs. Affectant les communautés agricoles et entravant la production agricole. Les agriculteurs ont également été confrontés à des difficultés d’accès à des semences et des intrants agricoles de qualité en raison des restrictions imposées sur les mouvements de marchandises dans les zones touchées par le conflit.

En outre, la guerre en Ukraine a perturbé les chaînes d’approvisionnement alimentaire, entraînant une augmentation des coûts de production et de transport des produits agricoles. 

Et cela se ressent jusqu’en France, où nous devons faire face à une demande plus importante de consommateurs qui n’est plus que française mais européenne.

En plus de cela beaucoup de producteurs de machine agricoles sont polonais et ukrainiens. De ce fait, les approvisionnements en mécanique se sont fait compliqué engendrant des complications dans les moyens utilisés en France.

A travers cette phase peu habituelle, le prix du blé a augmenté. On pourrait croire que c’est une bonne nouvelle mais pas vraiment. Les agriculteurs utilisent le blé pour nourrir leurs bêtes. Ainsi, cela augmente considérablement leurs coûts variables.

Pour combler ces difficultés financières, il peut être intéressant de considérer les aides aux financements carbone.

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